Le fiasco de la première université d’été du féminisme


Tout le monde a le droit à son "summer-camp", même le gratin des permanents du milieu associatif des féministes subventionnées.

Alors quand Marlène Schiappa, après l'organisation de son tour de France de l'égalité, organise sa première université d'été du féminisme .... on ne voit rien à redire à ce qui ressemble à un énième plan com.

L'année prochaine, qui sait, peut-être les premiers « JO féministes » ou mieux encore une « exposition universelle du féminisme ».

Que retiendra-t-on de cette université d'été du féminisme ? Les 300 000 euros de budget pour l'organisation de l’événement ? Un amphi quasi exclusivement féminin ? Une salle clairsemée alors qu'officiellement "tout le monde est féministe" (ce qui devrait faire beaucoup de monde) ? Se serait mesquin.

Des conférences comme celle  d'Emmanuelle Gagliardi sur « comment créer un réseau féminin »  avec « du cash » (200 k minimum y apprend t-on) pour   "prendre le job de son patron et avoir plus de sous dans son porte-monnaie" ? Ce ne serait pas fair-play, un peu facile, bien que révélateur des dérives vers un "féminisme business-conso-achat-carrière".

On retiendra donc, comme tout le monde les huées, les insultes, les ricanements, lors des interventions des buzz-stars Elisabeth Levy et Raphaël Enthoven.

Et c'est globalement tout ce que mérite cette université d'été du féminisme.

Car un secrétariat à l'égalité femmes-hommes hommes-femmes devrait organiser des universités d'été sur l'égalité hommes-femmes, à défaut de quoi se renommer : "Ministère du féminisme". Pourquoi pas sinon, organiser via Bercy, « une université d’été du libéralisme ». Une idéologie et  une politique d’état ne sont pas sans relations mais ce sont deux choses différentes.

De même, quand on prétend traiter de l’égalités h/f, on traite alors  toutes les inégalités et pas seulement celles qui touchent les femmes. Sinon on renomme le secrétariat : « Secrétariat à l'amélioration de la vie des femmes ». Au moins, c'est honnête dans l'intitulé, même si personne n’est dupe.

Car l'espérance de vie des hommes, le suicide masculin (environ 20 par jour), l'échec scolaire des garçons, la surreprésentation des hommes dans les accidents du travail ou les métiers à forte pénibilité, les processus de désocialisations et d'exclusion qui touchent plus particulièrement les hommes (SDF, prisonniers, internés en hôpitaux psy), la surreprésentation des hommes dans les addictions (stupéfiants, jeux vidéo, pornographie etc.), le fait qu'un 1 enfant sur 5 ne voit plus son père, tout ça c'est aussi beaucoup de souffrance, de morts, de violences, et des coûts sociaux-économiques énormes que finissent aussi par payer les femmes, un jour ou l’autre, d’une manière ou d’une autre.

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